Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement
Mesdames et Messieurs les Députés
Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales
Mesdames et Messieurs les Membres des Corps Constitués
Mesdames et Messieurs
Chers Invités
Je tiens tout d’abord à présenter à chacun de vous, et à travers vous, à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens, mes souhaits les plus fervents de Ramadan Karim.
Aujourd’hui l’émotion toute particulière que nous ressentons tous, est liée à l’agenda de la prochaine élection présidentielle. Cette enceinte garde en mémoirele moment exceptionnel que nous avons vécu lors des débats sur la réforme de la Constitution.
Vous tous, Mesdames et Messieurs les Députés, vous avez voté, permettez moi d’utiliser cette expression populaire, « comme un seul homme ».
Tous unis, la proposition de réforme de la Constitution, présentée par le Président de l’Assemblée Nationale, en votre nom, a été ainsi approuvée à l’unanimité. L’opposition parlementaire a sur ce point essentiel pour l’avenir de la Nation, rejoint la Majorité Présidentielle.
Mesdames et Messieurs
Ceci signifie bien, que dans les moments où notre avenirévolue dans un environnement, régional et mondial, marqué par de grandes incertitudes, et même quelques inquiétudes, nous sommes capables de dépasser nos différences culturelles, sociales, ou politiques, pour faire front, tous unis, contre l’adversité.
Car il s’agit bien de cela aujourd’hui, Mesdames et Messieurs les Députés.
Votre vote en faveur de la nouvelle Constitution, traduit la volonté du peuple djiboutien, qui a mesuré l’ampleur des dangers qui existent. Il apparait de façon évidente pour tous, que le Président Ismaïl Omar Guelleh est le meilleur président pour nous faire éviter ces écueils, et maintenir le cap sur la route engagée pour l’avenir du pays.
Ceci m’amène aujourd’hui à orienter la présentation de mon discours de politique générale d’une façon nouvelle. Une présentation moins axée sur les analyses économiques, qui permettent de faire ressortir les grandesorientations et les indicateurs macroéconomiques de suivi de la politique gouvernementale. Une présentation différente donc, de celle que je vous avais faite encore récemment, lors du discours de politique budgétaire.
En effet, le peuple souverain va bientôt se prononcer directement sur son avenir. Je présenterai donc la politique gouvernementale, avec une approche correspondant plus aux attentes quotidiennes des électeurs. Aujourd’hui je démontrerai que la politique gouvernementale constitue bien, sans aucune ambigüité,la meilleure réponse à apporter aux espérances et aux aspirations des Djiboutiennes et des Djiboutiens.
En effet, Mesdames et Messieurs,
Qu’attendent le plus, les Djiboutiennes et les Djiboutiens de la politique du Gouvernement : c’est d’abord d’obtenir un emploi.
Or développer l’emploi a toujours été et reste toujours la première priorité du gouvernement. Pour pouvoir répondre rapidement à cette exigence, le Gouvernement a voulu créer les conditions économiques permettantd’obtenir une croissance économique forte.
Il a fallu donc changer les méthodes, qui existaient au début des années 2000, pour développer le pays, et qui ne permettaient d’obtenir qu’une faible croissance économique. Je rappelle que la croissance du PIB était en 2000 de l’ordre de 1%, alors que depuis 15 ans, elle varie entre 6 et 7,5%.
Je souligne également que le PIB par habitant est en 2025 plus de cinq fois plus grand, que celui qui était constaté pour chaque habitant en 2000. Ce résultat remarquable a été obtenu malgré une assez forte croissance de la population pendant cette période.
Tous les observateurs économiques et toutes les instances internationales spécialisées, comme cela a été le cas encore tout récemment avec le FMI, saluent aujourd’hui la forte croissance actuelle de l’économie Djiboutienne.Ceci se retrouve aussi dans le classement des pays les plus dynamiques sur le plan économique dans le monde arabe. Djibouti y occupe la deuxième place. La banque Mondiale a également salué une performance économique fondée sur la stabilité politique et des investissements massifs dans les infrastructures.
Mais, pour pouvoir obtenir une croissance aussi forte, il a fallu transformer profondément l’économie Djiboutienne.De nouveaux bailleurs de fonds sont intervenus pour pouvoir mettre en œuvre la vision présidentielle pourDjibouti 2035, celle d’un grand hub économique pour toute la région de l’Afrique de l’Est.
L’objectif, dans un premier temps, était de permettre la création de toutes sortes d’activités dans le secteur destransports, du transit et du commerce international, afin d’offrir le maximum d’emplois, le plus rapidement possible.
C’est dans ce but qu’ont été construites des infrastructures très lourdes : les constructions des ports de Doraleh, avec le Dry Port et des grandes zones franches commerciales, aussi bien à Djibouti qu’au PK20 ; puis les constructions des ports du Goubet et de Tadjourah, et aujourd’hui celle du Port de Damerjog.
La base de ce système de transport a été complétée par la réalisation d’une ligne de chemin de fer moderne, reliant Djibouti à Addis Abeba. L’exécution de ces travaux a pu être accomplie rapidement. Répondre aux demandes d’emplois ne pouvait pas attendre. Il fallait rompre avec toutes les pertes de temps, souvent pendant des dizaines d’années, constatées avant 2000, pour effectuersuccessivement des études de préfaisabilité et defaisabilité.
Ce réseau multimodal de transport a été parachevé par la construction et la modernisation du réseau routier, qui relie tous les ports de Djibouti et celui de Tadjourah, auxdifférentes régions d’Ethiopie, notre grand partenaire commercial et économique. La modernisation de l’aéroport et de l’aviation civile a permis enfin de compléter cette nouvelle chaine de transport.
Bien évidemment, de nombreux emplois ont été immédiatement créés pour faire tous ces nombreux travaux.
Bien sûr de nombreux emplois ont été également généréset le seront encore à l’avenir, pour gérer et entretenir ces grands équipements.
Mais ce qui est le plus important dans cette recherche pour créer des emplois, afin de faire participer le plus grand nombre de citoyens au développement de l’économie, ce sont les emplois induits.
Ceux qui ont déjà été créés dans ce domaine, et ceux qui le seront encore pendant de nombreuses années. Ces emplois sont le fruit du travail des nouveaux entrepreneurs, petits ou grands, traditionnels ou innovateurs, dont les activités prospèrent autour de cette logistique de transport et de transit.
Certes, les ports de Doraleh sont devenus directement un très grand employeur de Djibouti et ont actuellement un poids important dans l’économie. Le nombre de containeurs traités en 2024 s’élève à plus de 1 300 000 alors qu’avant le Covid en 2019 il atteignait 920 000.
Et il est certain que demain, le complexe du Port de Damerjog sera encore plus important. Des nouvelles activités y seront générées dans des secteurs nouveaux, ceux de la transformation industrielle et de la pétrochimiepar exemple. Tous les jours des nouveaux opérateurs économiques utiliseront directement ou indirectement ces infrastructures.
Pour les entrepreneurs, rien ne reste figé. L’imagination et l’innovation feront immerger de nouveaux investisseurs et de nouveaux chefs d’entreprises,Djiboutiens et étrangers. Et donc de nouveaux emplois seront encore créés pour la population Djiboutienne.
A titre d’exemple, je voudrais souligner que la zone franche du PK20, bien que construite il y a quelques années, juste avant la période de COVID, commence aujourd’hui à démontrer son efficacité dans le système de développement de Djibouti.
Ainsi je relève qu’une unité de montage de panneaux solaires, destinés à l’exportation, vient d’y être installée par un opérateur privé. Cette seule activité a permis la création de près d’une centaine d’emplois.
Ce grand potentiel peut donc être immédiatement opérationnel pour d’autres opérateurs. Il va permettre à l’avenir d’être disponible rapidement pour répondre à toutes les opportunités imaginées par des nouveaux entrepreneurs et des nouveaux investisseurs.
Mesdames et Messieurs
C’est bien l’objectif voulu par le Gouvernement pour l’emploi.
C’est le résultat attendu de la vision du développement de Djibouti. Permettre la création de nouvelles activités greffées sur des domaines professionnels existant.
Un autre exemple permet d’apprécier le potentiel de valorisation des infrastructures déjà construites. Celui qui va résulter de l’accord qui a été conclu récemment pour faire gérer le port de Tadjourah par des opérateurs privés. Il va lui aussi déboucher prochainement sur une forte croissance de l’activité de ce port. Les aménagements et les agrandissements nécessaires vont faire de cette zone,un pôle de développement secondaire majeur. Le maillage des ports nationaux pour assurer la desserte de la région de l’Afrique de l’Est, va commencer à montrer alors toute son efficience.
L’emploi en sera donc le premier bénéficiaire dans cette région aussi. Tadjourah deviendra un pôle régional de développement, où le cercle vertueux investissement, équipements et emplois formeront une synergie de croissance positive pour les populations.
Je veux également signaler que dans une autre région, d’autres infrastructures en cours d’exploitation, vont être également améliorées et agrandies.
Ainsi, suite aux accords passés entre le Gouvernement et un grand opérateur privé pour accroitre fortement l’exploitation des ressources du lac Assal, d’importants travaux d’investissements vont être entrepris dans cette zone. L’emploi en sera là encore le grand bénéficiaire.Mais en outre, les nombreux emplois qui y seront créés ne résulteront pas uniquement de l’extension de ce projet d’exploitation minière.
En effet, là encore, de nombreux travaux induits,nécessités par l’aménagement du Port du Goubet et la construction de tous les équipements urbains qui y seront liés, vont entrainer l’urbanisation bien intégrée de ce nouveau pôle de développement à l’intérieur du pays. Les perspectives d’emplois sont nombreuses et diversifiées.
Et il en sera de même prochainement avec l’utilisation à plein régime de l’atelier de réparation navale. Lorsque les ateliers et les magasins qui y sont nécessaires, seront achevés dans le port de Djibouti, de nouveaux emplois existeront dans ce domaine aussi.
Ces exemples concrets, qui sont marquants pour le développement de l’emploi, viennent en complément des divers soutiens gouvernementaux pour favoriser l’emploi.
Ainsi pour faciliter l’investissement, une plateforme de création en ligne des entreprises vient d’être lancée. La formation et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, qui seront les futurs créateurs d’emplois, continue dans leCentre du Leadership et de l’Entreprenariat. De même,les actions entreprises pour l’insertion des jeunes stagiaires dans le monde du travail contribuent à faciliter le recrutement des jeunes. Je relève à cet égard le récent accord entre DjibTélécom et l’ANEFIP qui contribue à insérer la jeunesse dans les emplois d’avenir.
Tout ceci résulte de l’engagement présidentiel pour ledéveloppement à l’horizon 2035. Les descriptions et les détails sont concrétisés et détaillés évidemment dans les plans quinquennaux, aussi bien celui de 2019-2024 en cours d’analyse, que celui de 2025-2030, en cours de validation. Mais cette vision ne s’arrête pas à l’aspect logistique de la plateforme de Djibouti, comme port d’entrée et de liaison entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe.En effet des emplois sont projetés aussi dans d’autres nombreux secteurs d’activités.
Après le secteur des transports et de la logistique, celui de la valorisation du potentiel offert par les arrivées et les départs de câbles sous marins de télécommunications est le deuxième grand axe de développement de l’emploi.
Le gouvernement s’est donc appuyé sur le secteur des télécommunications pour constituer le deuxième pilier de développement de Djibouti. Ce secteur est en effet très porteur d’espoir. Il joue un rôle de plus en plus important dans le monde moderne. Son potentiel va booster les emplois. Et surtout les emplois de demain.
Pour cela, le Gouvernement a d’abord mis l’accent sur la formation et sur la réglementation de ce secteur, pour assurer toutes les possibilités de développement aux opérateurs privés. Des Data Center ont été construits et d’autres sont en cours de construction et d’équipement. Le potentiel pour l’emploi est très grand dans le secteur des Télécommunications et du numérique, car tout y évolue très vite. Les calls center internationaux en sont un exemple. Une progression importante peut déjà être relevée pour l’accès à l’internet mobile à Djibouti même.Cette augmentation au cours des cinq dernières années est passée d’un taux de 42,5% à celui de 56,7%.
Mais c’est sur le plan international que la République de Djibouti va jouer un rôle dans ce secteur. Nous ne voulons pas être simplement un point de passage géographique pour les 14 câbles sous marins qui relient l’Asie à l’Europe et bientôt pour un quinzième, celui de Google et ses partenaires, connu sous le nom de « Blue Raman ». Djibouti attire aussi les GAFAM.
Ainsi nous voulons nous positionner comme un partenaire stratégique pour une connectivité inclusive. Pour cela la vision politique est claire. Il s’agit de créer un cadre réglementaire moderne avec la volonté de faire participer les citoyens à la dynamique du progrès, afin des’intégrer dans la révolution numérique africaine qui se dessine. A l’horizon 2035, l’ambition est que Djibouti devienne aussi un hub digital attractif en Afrique de l’Est.Les accords entre DjibTélécom, Ethio télécom et Sudatel pour la construction d’un corridor de 2800 km de fibre optique, s’inscrivent dans ce sens. Horizon Fiber lance son initiative pour relier Djibouti à l’Ethiopie et au Sud Soudan dans ce domaine.
Mesdames et Messieurs
Après l’objectif de la construction d’un Hub Régional de commerce et de transit et donc aussi de télécommunications, le Gouvernement va égalements’appuyer sur un troisième secteur pour développer encore plus d’emplois.
Le secteur financier sera aussi valoriser.
Le potentiel dans ce domaine à Djibouti est de même assez important. Un réseau bancaire dense, une monnaie fixe basée sur le dollar américain, une réglementation libérale, des transferts libres, une politique stable, en sont ses principaux atouts. Aussi, l’objectif est de créer un grand centre financier international. Le Gouvernementveut que la place financière de Djibouti soit encore plus attractive pour la finance internationale.
D’ores et déjà, l’Etat fait tous les efforts nécessaires pour renforcer la crédibilité du système financier national. Les concertations engagées avec le GAFI vont dans ce sens.La réglementation, pour la lutte contre le blanchiment de l’argent et le terrorisme, est renforcée. De nouveauxmoyens sont étudiés pour que les activités du réseau bancaire puissent même dépasser le simple accompagnement financier des échanges commerciaux et économiques de la région. La place financière projetée est bien celle d’un grand centre financier International.Le Gouvernement va engager toutes les études, pour décrire les voies et moyens qui permettront d’atteindre cet objectif.
L’étendue du champ des activités économiques est une constante permanente utilisée par le Gouvernement pour les créations d’emplois. Elle est recherchée dans tous les domaines, comme c’est le cas dans celui du Tourisme ou de l’Artisanat, compte tenu du potentiel touristique, aussi bien terrestre que marin, du pays.
Mais c’est certainement avec le port pétrolier de Damerjog que la diversification de l’économie sera très forte et que l’emploi se développera encore plus. Aujourd’hui, tout est prêt pour l’accueil des plus grands pétroliers.
Très prochainement seront installées les quatre premièrescuves pour stocker des produits pétroliers.
Le parc total de réservoirs aura une capacité stockage de 800 000 m3, pour une capacité de traitement annuel en plein régime, de plus de treize millions de tonnes.
C’est le début de l’activité du très grand projet de la Zone Industrielle de Damerjog, qui orientera l’activité du pays vers le développement industriel.
Cette mise en œuvre d’un fort potentiel de créations d’emplois transformera profondément notre économie.Les emplois qui y seront créés ne seront plus uniquement dans le secteur de la logistique, ou encore dans le secteur tertiaire, mais aussi dans le secteur de la transformation industrielle, de la chimie ou même de l’industrie lourde.
L’objectif du Gouvernement est de rendre toujours plus résiliente l’économie Djiboutienne. Elle sera toujours plus indépendante des aléas extérieurs. Et les sources d’emploi seront plus pérennes.
Mesdames et Messieurs
C’est dans ce but que le Gouvernement veut relever un autre grand défi. Celui de notre indépendance sur le plan énergétique, grâce à la production d’énergie verte.
Jusqu’à présent l’EDD répond parfaitement à l’objectif de satisfaire la demande énergétique intérieure. Mais pour répondre aux besoins futurs, le Gouvernement irabeaucoup plus loin. En effet que ceux soient pour les Data center ou pour le développement de l’industrie, des quantités d’électricité très grandes et moins chères sont nécessaires.
Pour cela l’énergie solaire et l’énergie éolienne viendront renforcer durablement, la production énergétique actuelle, qui est basée principalement sur une production énergétique carbonée ou importée. Le Président de la République souhaite que Djibouti puisse être autonome à partir d’une énergie verte nationale. Cela a déjà commencé avec l’énergie éolienne et se poursuivra prochainement avec le solaire, au Grand Bara, au Port ou pour le dessalement de l’eau de mer.
Ainsi, la géothermie et l’énergie hydrolienne permettraient d’atteindre facilement cet objectif. Les études dans ces deux types d’énergie sont déjà bien avancées. Mais l’exécution de projets pilotes dans ces deux domaines sont nécessaires, pour convaincre les investisseurs, avant de permettre les mises en production de ces deux sources d’énergie. Cependant la mise en œuvre de projets pilotes avec ces deux sources de production électrique, exigent des financements importants.
Or ce développement énergétique, outre le fait qu’il est fondamental pour tout développement à plus grande échelle, est essentiel sur plan de la résilience nationale.La volonté politique du gouvernement est donc totale pour la poursuite de ces travaux.
Cette augmentation de la production énergétiquepermettra de satisfaire un autre besoin vital pour la population, celui de l’alimentation en eau. C’est par le dessalement de l’eau de mer que ce besoin sera essentiellement satisfait à l’avenir dans tout le pays. Cecipermettra d’être indépendant et résilient dans ce secteur primordial également. Mais pour cela une énergie verte nationale doit être mise en œuvre.
Mesdames et Messieurs,
Ce qui préoccupent aussi les Djiboutiens après l’emploi, c’est le pouvoir d’achat.
C’est pour cette raison que la politique économique du Gouvernement est très attentive à l’évolution de l’inflation et à son maintien à des niveaux très bas.
Or principalement pendant le mois béni du Ramadan, à la solidarité nationale gouvernementale qui s’exerce tout au long de l’année et dans tout le pays, pour venir en aide aux plus défavorisés, s’ajoutent les actions, individuelles ou associatives, de charité, principalement d’origine religieuse.
Sur ce dernier thème, je souhaite relever l’exemple donné par Djibouti pour la gestion des biens Waqfs, celle d’une gestion moderne et rigoureuse, comme l’ont témoigné plusieurs pays musulmans qui souhaitent s’inspirer de son exemple.
Celle-ci s’inscrit dans la vision Djiboutienne d’un Islamresponsable et ouvert sur l’avenir, appliquant une diplomatie religieuse à la fois discrète et efficace, qui place l’éthique, le savoir et l’innovation au cœur du développement humain.
Ainsi donc, la demande de consommation des ménages devient donc plus forte pendant cette période de ramadan. Les services administratifs chargés du contrôle des prix et de la qualité sont plus particulièrement vigilants pour surveiller notamment l’évolution des prix, principalement pour les produits de première nécessité.
Mais je voudrais surtout attirer votre attention sur les récentes actions gouvernementales engagées pour l’amélioration du pouvoir d’achat. Il s’agitprincipalement des mesures structurelles pour le long terme.
Le Gouvernement s’est d’abord impliqué dans la réduction des dépenses d’un poste important de la consommation des ménages, celui du logement.
Ainsi, les accords gouvernementaux passés avec des promoteurs et des opérateurs privés ont permis de renforcer l’offre de logements et de terrains viabilisés. Tous ces projets de développement urbains sont très bien intégrés, avec Centre de développement Communautaire, centre commercial, mosquée, terrains de sport, poste de sécurité, assainissement et éclairage publique. Ils complètent les opérations d’amélioration des quartiers anciens et de remplacement des bidons-villes.
Ainsi, les financements privés complémentaires se sontajoutés à ceux déjà proposés par les institutions nationales spécialisées, Arulos et la SIAF et le Fonds djiboutien de garantie.
Cette forte augmentation de l’offre pour satisfaire les besoins des citoyens permet de peser sur les prix des logements.
En effet, cette concurrence a eu comme effet d’offrir plus de diversités aux acquéreurs et aux locataires. Les choix sont plus nombreux pour toutes les catégories sociales.Mais cela permettra également une meilleure concurrence sur les prix des logements proposés.
Il en résultera, progressivement compte tenu de la forte demande, une amélioration des prix, aussi bien pour l’acquisition en pleine propriété que pour les locations. Cette baisse se répercutera dans le temps aussi bien surmarché des logements neufs que sur celui des logements anciens. Le consommateur en est le grand bénéficiaire.
Nous constatons tous que l’extension de Djibouti est de plus en plus rapide. C’est la conséquence de la forte croissance économique, qui a été enregistrée ces dix dernières années.
Certes, la circulation urbaine devient parfois difficile, comme d’ailleurs dans la plupart des grandes métropoles internationales.
Mais le deuxième pont entre les quartiers de Balbala et ceux situés plus au nord de la capitale, est en cours de construction et permettra de fluidifier le trafic et de réduire les temps de trajet.
Cette forte augmentation du parc automobile a attiré l’attention du Gouvernement sur la nécessité de réduireun autre poste important de la consommation des ménages pour améliorer leur pouvoir d’achat. Il s’agit du poste transport.
En effet, nous pouvons relever que les immatriculations de véhicules en 2025 ont été quatre fois supérieures à celle enregistrées dix ans auparavant. Cette forte croissance du parc automobile a été deux fois supérieure à celle du PIB sur cette même période.
Elle témoigne, certes elle aussi, de la forte croissance économique et de l’implication d’un plus grand nombre de Djiboutiens dans le développement national. Mais elle est aussi le résultat de la mise en œuvre récente d’une politique commerciale plus libérale dans ce domaine également.
En effet, c’est surtout au cours des quinze derniers mois que cette croissance a été très forte. Elle fait suite à une politique gouvernementale plus engagée sur la voie de la libre concurrence.
Les exclusivités et les situations de monopoles peuvent être un frein à l’intérêt national. Cette libéralisation a permis ainsi à de nouveaux concessionnaires de s’installer, et à de nombreux nouveaux modèles de véhicules d’être proposés.
La population a de ce fait eu plus de choix, avec comme corolaire la baisse des prix des véhicules présentés. Un plus grand nombre de Djiboutiennes et de Djiboutiens ont pu acquérir ainsi un véhicule.
Le consommateur en ressort le premier gagnant. Mais enoutre, l’investissement et l’emploi sont aussi des bénéficiaires de cet engagement gouvernemental.
Cette politique commerciale plus libérale a permiségalement d’avoir des effets positifs dans le secteur des assurances. Auparavant n’intervenaient que deux opérateurs dans ce secteur. Ils sont aujourd’hui six. Là encore la concurrence permet une baisse des tarifs, toujours au profit des consommateurs.
Enfin je voudrais relever une autre action qui permetencore l’amélioration du pouvoir d’achat de tous. Il s’agit de la commercialisation de la production nationale de fruits et légumes. Les efforts faits par les petits producteurs nationaux, avec l’assistance technique fournie par le Ministère de l’Agriculture et de celui du Commerce, doivent être soulignés.
Les résultats obtenus, malgré les conditions naturelles difficiles dans lesquelles les agriculteurs exercent leur travail, sont déjà encourageants. Ces résultats démontrent que nous pouvons surmonter les difficultés dans tous les domaines. Cette production nationale a permis d’offrir des prix, pour ces produits, inférieurs aux prix des produits équivalents importés.
Même si cela ne sera possible que pendant une période de l’année, pour des raisons climatiques évidentes pour l’agriculture classique, c’est une première avancée. Ce travail s’insère dans l’objectif de l’autosuffisance alimentaire visé par le gouvernement.
Ce grand objectif peut être atteint avec le développement simultané du secteur agricole, et des autres filières du secteur primaire. Les projets engagés pour l’amélioration de la pêche artisanale et de l’élevage vont aussi dans ce sens.
Les caisses rurales d’épargne et de crédits y jouent aussi un rôle important. Mais déjà à court terme, cette production agricole permet de réduire encore les dépenses des ménages et donc d’améliorer leur pouvoir d’achat.
Mesdames et Messieurs
L’engagement du Gouvernement pour l’emploi et pour le pouvoir d’achat n’est pas la seule réponse aux multiples préoccupations de la population.
En effet les Djiboutiennes et les Djiboutiens se soucient beaucoup de l’avenir de leurs enfants.
Or vous savez que de tout temps, la Santé et l’Education, les deux piliers sur lesquels repose l’avenir du pays, ont constitué les priorités sectorielles nationales. Nousl’avons encore souligné lors de l’examen du Budget de 2026.
Parmi toutes les actions du département de la Santé, celles relatives aux enfants depuis leur bas âge et donc forcément à la mère, sont la priorité des priorités dans ce secteur. Le futur hôpital de la Mère et de l’Enfant en sera le symbole. Les campagnes récurrentes de vaccination en sont un autre témoignage. Mais la politique de la Santé va aujourd’hui encore plus loin. Elle concerne toutes les couches de la population sur l’ensemble du Territoire.
Des Centres de Dialyse vont être créés dans tous les grands centres urbains. Déjà présents à Djibouti et à Tadjourah, ces centres très modernes sont un outil de soins très importants pour la population atteint de diabète, maladie très répandue à Djibouti. Ils vont permettre de sauver de nombreuses vies.
De plus des campagnes de dépistage et de sensibilisation des maladies non transmissibles sont programmées par les services de santé pour prévenir et soigner le plus précocement possible toutes ces maladies courantes de la population.
La lutte contre le paludisme est aussi engagée, avec des signes de réussites. Des tentatives de modification génétique des moustiques sont faites par des opérateurs étrangers et Djiboutiens. Dans l’attente de résultatsconcluants, le Ministère de la Santé et L’Office Nationale de l’Eau et de l’Assainissement participent à une lutte plus traditionnelle d’éradication de ce vecteur dans des zones infestées.
De plus aujourd’hui, il est possible de soigner toutes les maladies à Djibouti. L’hôpital Al Shifa dispose de toutes les spécialités médicales avec les meilleurs équipements et de très nombreux praticiens. Il viendra parachever le système de soins hospitaliers.
Il permettra à tous les Djiboutiens de se soigner dans le pays même. Il sera de plus le centre de référence hospitalier de toute la région.
Mesdames et Messieurs
Il en est bien évidemment de même, pour l’autre priorité nationale qui touche à l’avenir du capital humain : l’éducation, sans laquelle il ne peut pas être envisagé un quelconque développement économique.
Nous avons vu que les taux de scolarisation dans le primaire sont proches de 100%, et que cette scolarisation touche pratiquement de façon aussi égale les filles et les garçons, dans toutes les régions. L’effort continuera, car notre population continue de croitre.
Pour obtenir la scolarisation totale, le Ministère de l’Education nationale s’appuie notamment sur les départements ministériels de la Solidarité Nationale et de la Femme.
Cette action conjointe d’aide aux populations les plus défavorisées permet de recueillir l’assentiment des populations, même les plus isolées géographiquement,pour l’insertion de leurs enfants, mais surtout des fillettes,dans le système scolaire.
Cette même procédure est d’ailleurs également appliquéeavec succès dans le secteur de la santé, pour les vaccinations et le suivi médical de la petite enfance.
Aujourd’hui, le Ministère de l’Education et de la Formation Professionnelle met surtout l’accent sur la qualité de l’enseignement.
Une meilleure valorisation et une compétence accrue ducorps enseignant en sont les buts. Pour atteindre cela, le renforcement de la préparation pédagogique des professeurs et la mise en place de leur formation continueen sont les moyens.
Le contenu des programmes est également régulièrement adapté pour déboucher sur un enseignement de qualité et sur une meilleure préparation à l’enseignement supérieur.
En effet, le Ministère de l’Enseignement Supérieur supervise aujourd’hui une formation universitaire dans toutes les filières. Les matières scientifiques prennent de plus en plus d’importance.
Nous l’avons constaté dans le domaine médical, avec lapromotion des 250 premiers médecins. L’école d’ingénieurs et la formation des informaticiens permettront également aux étudiants Djiboutiens d’occuper les postes scientifiques les plus spécialisés. Les 250 nouveaux ingénieurs qui viennent d’être formés vont également dans le sens de l’acquisition de la souveraineté des compétences.
Mais en outre aujourd’hui, l’excellence est devenue un nouvel objectif gouvernemental pour permettre aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens de rivaliser avec les meilleures compétences mondiales. Les réussites obtenues, soit en politique avec l’accession à la tête de l’Union Africaine, soit en athlétisme, aussi bien aux derniers championnats islamiques avec le 5000 m gagné par Mohamed Ismael l’année dernière, qu’au marathon à Osaka tout récemment avec la performance d’Ibrahim Hassan Bouh, soit encore dans le monde de la mode, sont des exemples qui font honneur à la République de Djibouti.
Le Gouvernement veut aller encore plus loin sur ce chemin, car l’excellence motive fortement la jeunesse. Tous les jeunes ont besoin de modèle pour évoluer. Cette politique de l’excellence a commencé dans le domaine de la formation secondaire avec les bacheliers d’excellence,qui peuvent aujourd’hui poursuivre les plus hautes études internationales. Ceci grâce à l’Ecole d’Excellence où de très jeunes élèves témoignent de leur exceptionnelle capacité.
De plus, il est possible aujourd’hui dans l’enseignement supérieur de se perfectionner dans les technologies scientifiques les plus spécialisées, comme je l’ai signalé.
La participation de Djibouti dans le domaine spatial, avec l’envoie dans l’espace de deux satellites, et le renforcement des compétences du CERD contribuent également à cette image d’excellence pour la jeunesse.
Les jeunes Djiboutiens seront plus motivés pour découvrir les avancées qui y sont faites, et peut être même pour y participer.
Demain, cette politique de l’excellence pourra s’exercerdans d’autres domaines que celui de l’éducation. Je fais référence à un autre motif de mobilisation de notre jeunesse. La pratique du sport.
Dans le domaine sportif, la mise en œuvre d’un centre d’entrainement du football d’excellence pour filles et garçons en est le témoignage. Ce sport très populaire permettra à certains d’y briller, comme c’est le cas déjà pour l’athlétisme au plus haut niveau international.
Le gouvernement va multiplier les opportunités pour que la jeunesse Djiboutienne puisse non seulement être bien formée, mais aussi puisse réussir au meilleur niveau mondial dans tous les domaines.
Cette volonté d’être au premier plan mondial se retrouve dans le projet national de faire inscrire au patrimoinemondial de l’humanité, le site paléolithique d’Aburma au nord ouest du Day, à Makqarassou, comprenant notamment des peintures rupestres de plus de 7000 ans.
Mais, Mesdames et Messieurs
Plus que jamais, dans le contexte régional et mondialactuel, les Djiboutiennes et les Djiboutiens ont pris conscience que les emplois, le pouvoir d’achat et l’avenir de leurs enfants, ne deviendraient que chômage, misère et malheurs, sans la paix.
C’est ce qui justifie leur fort attachement à la paix et à la sécurité. Or, promouvoir la paix a été et reste un objectif permanent de la politique gouvernementale.
En premier lieu le Gouvernement veut conforter la paix sociale et la justice dans le pays. Le Ministère de la Solidarité Nationale y joue un rôle très important pour cela.
Pour assurer plus d’efficacité à ses actions, ce Ministère collabore avec les Départements Ministériels du secteur primaire, de la Femme, de la Santé, de l’Education, de la Jeunesse, des Affaires musulmanes, de l’Intérieur et de la Décentralisation.
Ceci démontre bien que le soutien aux populations les plus défavorisées est un axe majeur de la politique gouvernementale. Le Gouvernement considère que venir en aide à tous les Djiboutiens en difficultés, n’est pas seulement un devoir national et un acte de charité, mais c’est aussi un moyen de renforcer l’unité nationale.
Que ce soit, par des aides directes aux plus démunis, ou par des aides pour mieux insérer les petits producteurs dans la vie économique du pays, le Gouvernement met en œuvre une politique permanente d’aide aux populations les plus pauvres. A cela, s’ajoutent les aides périodiquesconjoncturelles.
Elles sont soit alimentaires soit même pécuniaires,comme en période de sécheresse, et comme cela a été le cas encore tout récemment. Les populations nomades et les populations vivant dans des lieux éloignés des centres urbains ne seront jamais laissés en marge du développement.
Le Gouvernement va même redoubler d’effort pour que cette solidarité soit plus forte. Pour le Gouvernement la lutte contre la précarité est une priorité imprescriptible a récemment déclaré le Chef de l’Etat. La croissance durable impose une prospérité partagée.
Ceci est à rapprocher de la politique suivie en matière de solidarité avec les personnes en situation de handicap. L’intégration de tous est une volonté politique forte pour renforcer l’unité nationale.
Mais la paix sociale n’est pas le seul moyen pouratteindre cet objectif. La cohésion nationale entre les différentes communautés vivant à Djibouti est également importante pour tous les Djiboutiens.
Je veux insister sur le fait que cette cohésion a été acquise par tous le Djiboutiens eux-mêmes.
Se basant sur le fort développement économique, sur la stabilité politique et sur la volonté permanente de rassemblement du Chef de l’Etat, le peuple Djiboutien a pris conscience que l’identité nationale devait toujours l’emporter sur toutes les autres considérations culturelles.
Ces dernières resteront toujours une richesse pour la Nation, mais jamais un facteur de division. Quelquessoient leurs origines parentales, pour tous les Djiboutiens,une valeur surpassera de loin les valeurs culturelles, c’est la Nation Djiboutienne.
Cette prise de conscience n’est pas le résultat d’actions gouvernementales précises et directes. Cela ne peut pas se décréter.
Elle est le résultat de toute la politique gouvernementale, qui a toujours voulu rassembler, faire participer au Développent tous les Djiboutiennes et les Djiboutiens, afin de les unir vers un progrès pour tous. Tous les citoyens savent que ce qui a été construit appartient à toute la Nation Djiboutienne. Et ils pensent aujourd’hui que tous unis, ils défendront toujours ce patrimoine national.
Mesdames et Messieurs
La paix intérieure ne repose pas uniquement sur la paix sociale et la paix culturelle.
La politique gouvernementale prend également en compte la composante de l’aménagement du territoire et la protection de l’environnement. L’objectif est d’obtenir un développement plus homogène entre les différentes parties du territoire national. La politique de décentralisation est un des moyens pour l’atteindre. Le Gouvernement mettra l’accent sur le développement régional.
Cela permet une adhésion plus engagée des populations des régions de l’intérieur du pays. Cela permet aussi, de mieux mettre en valeur les richesses de chaque région, en préservant les milieux naturels.
Mais la paix sociale nécessite aussi aux yeux des Djiboutiens plus de justice. Le Ministère de la justice a renforcé la formation et le recrutement des magistrats. L’objectif est une meilleure compétence de l’appareil judiciaire et une plus grande rapidité dans les rendus et les exécutions des jugements.
Cependant, Mesdames et Messieurs
Les Djiboutiens savent très bien aussi que la paix intérieure n’est pas suffisante.
Car plus que jamais, dans le contexte régional et mondial de nos jours, les dangers qui menacent la paix dans la région de l’Afrique de l’Est, sont de plus en plus nombreux.
Aux multiples crises internes dans les pays de la région, s’ajoutent les volontés d’ingérence et les tentatives de fragmentation de la part de certains pays extérieurs à la Corne de l’Afrique de l’Est.
Aussi le meilleur rempart pour les Djiboutiens, reste la présence du Chef de l’Etat pour guider le pays. Incontestable homme de paix et de dialogue, il œuvre sans relâche pour que la paix soit restaurée dans tous les pays de la région.
Son principal outil c’est l’IGAD. Il en assure la présidence. Le nouveau siège de cette institution régionale de développement, qui est en cours de construction témoignera de l’importance de cette institution régionale pour la paix.
Son objectif reste le même : rapprocher les partis en conflit pour qu’ils parviennent, sans interventions extérieures, à des règlements pacifiques. Le mémorial d’Arta en est le symbole.
La coopération internationale basée sur le respect mutuel entre les Etats et les Peuples, est la ligne de conduite de la politique étrangère du Gouvernement. Elle est appliquée aussi bien dans le cadre régional que dans celui de la coopération bilatérale. Toute stratégie de coopération économique se fait indistinctement avec tous les Etats,sous la seule condition du respect mutuel.
Le maintien de la paix à l’intérieure est la base de tout développent national. Aussi les Djiboutiens sont très sensibles à la sécurité et attendent du Gouvernement que toutes les mesures soient prises à cet effet.
Grâce à nos forces de défense et de sécurité, une vigilance permanente est assurée. Cette surveillance se fait aussi bien contre les petits délinquants qui perturbent la vie paisible des populations que contre les menaces terroristes.
Sur ce dernier point, Djibouti s’est engagé très tôt dans la lutte contre le terrorisme, qui tente de se manifester aussi bien en mer que sur terre. La contribution de Djibouti dans ce domaine a trop peu été soulignée, bien qu’elle soit très importante pour la Communauté Internationale.
Il en a été de même pour sa participation sur le plan humanitaire.
Cela a été accompli aussi bien pour réduire les souffrances des peuples de la région que celles des communautés étrangères bloquées, suite aux différents conflits internes qui ont surgi dans certains pays de la Corne de l’Afrique. Le modèle donné par l’éducation des réfugiés en témoigne aussi.
Attaché à la libre circulation des biens et des personnes, le gouvernement participe donc avec d’autres pays à cet objectif de paix, sans aucun alignement politique sur les clivages géostratégiques internationaux.
Seule la coopération, entre deux partenaires qui se respectent mutuellement, guide également les accordspassés dans le domaine sécuritaire et de défense. De cette manière, la politique de paix et de sécurité du Gouvernement répond aussi bien à court terme qu’à long terme, aux souhaits de la population sur ce sujet.
Le Centre Régional de Maintien de la Paix de Maryama, qui vient d’être inauguré, témoigne bien de cette volonté de Paix à long terme.
Mais cette volonté de paix dépasse largement le cadre régional. Le témoignage le plus marquant se retrouve dans la position invariable du gouvernement pour œuvrer inlassablement, pour que le peuple palestinien puisse lui aussi vivre en paix.
Cette ligne politique présente en outre le grand avantage de rassurer les investisseurs économiques, potentiels ou actuels, sur la stabilité du pays, dans un monde pour le moins très perturbé.
Mesdames et Messieurs
Le Gouvernement continuera donc à mener une politique pour l’emploi, pour l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, pour prévoir un meilleur avenir pour la jeunesse, et pour maintenir la paix et la sécurité nationale. Ce sont les attentes du peuple Djiboutien.
Mais le Gouvernement est allé plus loin encore pour satisfaire toutes les aspirations des Djiboutiennes et des Djiboutiens et pour rendre la Nation plus forte, plus résiliente, capable de rester unie face aux difficultés. Il a jeté les bases d’une société libre et démocratique.
Cela ne pouvait se faire qu’en permettant l’égalité entre tous les habitants du pays. Ni le lieu de leur naissance, ni le genre ne pouvait être un critère de sélection.
Ces deux axes ont donc été retenus par le gouvernementpour l’égalité entre tous les citoyens.
D’abord, renforcer l’équité quelque soit le lieu de naissance. Tous les Djiboutiens ont les même droits sur tout le territoire. Droit à l’éducation pour tous, droits à la santé pour tous, droit au logement ou droits civiques, le Gouvernement veille à l’égalité.
Le Gouvernement a même compensé les contraintesterritoriales de développement selon le lieu de vie, par la mise en place de la Décentralisation et de la Solidarité nationale. Nous l’avons vu. Avec cet objectif il a voulu aussi renforcer l’égalité.
La décentralisation a pour objectif principal de faciliter des pôles de développent secondaires et de motiver plus fortement les populations locales lors des projets de développement.
La solidarité nationale a pour objectif principal quant à elle, de partager les fruits de la croissance entre les différentes régions et les différentes populations qui peuplent ces territoires.
Ceci permet également de mieux faire participer les élus locaux aux décisions locales, par l’intermédiaire de conseils régionaux. La prise en compte des diversités d’opinion est un facteur de réussite.
Nous avons vu que des grands pôles de développement secondaires seront créés au lac Assal et à Tadjourah.
Mais tous les chefs lieux de région trouveront des opportunités pour se développer fortement. Cela a été le cas à Ali Sabieh, avec la Cimenterie ou encore dans la région de Dikhil avec le développement des activités secondaires sur le grand axe routier de la RN1.
Ce le sera demain à Obock avec la mise en valeur sur le plan énergétique, hydraulique et agricole de ces grands espaces du nord.
Pour faciliter ce développement, la déconcentration des activités, initialement centralisés à Djibouti, sera poursuivie. Les habitants de l’intérieur du pays seront encore plus impliqués dans la vie économique du pays.Les administrations se rapprocheront encore des Administrés. Les initiatives déjà pries pour cela seront poursuivies.
Mesdames et Messieurs
Le véritable socle de la démocratie repose sur la politique de l’égalité des genres. J’en parle volontairement à la fin de mon discours pour que cela reste de façon pérennedans la vie quotidienne du peuple Djiboutien.
La politique de l’égalité entre les femmes et les hommes est la source d’une grande richesse pour la valorisation du capital humain. Cette politique a été initiée depuis très longtemps par l’UNFD.
Elle a été fortement renforcée par la politique du Gouvernement. Elle est sans cesse rappelée directement ou indirectement par la première Dame, qui en est le meilleur porte drapeau.
La mise en œuvre de la politique gouvernementale pour l’égalité des genres, concerne d’abord des mesures prisesen faveur des fillettes, dès leur plus jeune âge.
Ainsi, les actions contre les mutilations génitales en est le meilleur exemple. Il a été l’acte fondamental qui a marqué le début de la politique pour l’égalité des genres.
Mais les initiatives pour permettre l’éducation des filles,au même niveau de scolarisation que celui des garçons, et cela même dans les confins du territoire, en est un autreexemple, tout aussi important.
Mesdames et Messieurs les Députés
Je veux aussi souligner que grâce au renforcement de la démocratie, les actions en faveur de l’égalité des genres, peut même se poursuivre sans aucune autre interventiongouvernementale.
Le caucus des femmes parlementaires en est une preuve. Ce groupe qui réunit les parlementaires du genre féminin témoigne bien de la vitalité de notre démocratie.
Cette volonté de l’égalité entre les hommes et les femmes se retrouvent bien évidemment dans le code de la famille,où les mêmes droits doivent être appliqués aux hommes et aux femmes.
Elle se retrouve également dans tous les textes juridiques pris pour la défense des personnes les plus vulnérables, parmi lesquelles figurent les femmes et les enfants.
Le Ministère de la Justice veille à l’application de cestextes de loi pour la protection des femmes et des enfants, à l’extérieur comme à l’intérieur de leurs familles.
Ainsi, le Gouvernement veut forger définitivement l’unité nationale de la Nation. Pour cela il a défini les conditionsd’une société harmonieuse.
Il permet à tous les Djiboutiens et Djiboutiennes de participer au développement économique. Il permet aussi à tous les plus défavorisés, de recevoir une partie des fruits de la croissance nationale, grâce à la solidarité nationale.
Ainsi, quelque soit leur culture, l’origine de leurnaissance, le lieu de leur vie ou leur genre, tous les Djiboutiens et les Djiboutiennes resterons tous unis et tous rassemblés derrière le Président IOG, pour vivre toujours mieux à Djibouti.
