COMMUNIQUÉ DE PRESSE — Semera, le 10 février 2026 — La délégation des officiels djiboutiens s’est rendue, dans la matinée, au Centre de Conférence Sultan Hanfarré Ali-Mirah pour assister à une cérémonie exceptionnelle organisée à l’occasion de sa venue, dédiée à la célébration de la culture du Madqa Afar et à la mobilisation régionale autour de sa reconnaissance internationale en présence du Président de la Région Afar d’Éthiopie, M. Awwal Arba, de la Ministre éthiopienne des Sports et de la Culture, Mme Nafissa Al Mahdi, du Sultan de Tadjourah, Son Altesse Ali Habib, du Prince héritier du Sultanat d’Awsa, Son Altesse Omar Ali Mirah, ainsi que des représentants des Sultanats de Rahayto et de Bidu.
L’ouverture de la cérémonie a été marquée par des chants et danses folkloriques, exprimant l’attachement des communautés à ce système traditionnel de gouvernance coutumière et leur volonté de communier dans la perspective de l’inscription prochaine de ces traditions sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Prônant le maintien de l’harmonie communautaire, la pratique du Madqa remonterait au XIIᵉ siècle, tout en ayant su s’adapter aux différents contextes historiques. À cet égard, la mention inédite de son inscription sous l’égide de la République de Djibouti constitue une étape structurante : elle ouvre la voie à la contribution des autres parties prenantes de la Corne de l’Afrique, et marque notamment le démarrage des travaux de la Région Afar d’Éthiopie pour apporter les compléments d’information requis, en vue d’acter, in fine, son intégration au patrimoine culturel immatériel mondial. C’est en substance ce qu’a rappelé, lors de son intervention, le Secrétaire général de la Primature, également Président du Comité technique de supervision de la partie djiboutienne M. Naguib Abdallah M.kamil.
À l’issue de ce début de matinée festive, d’importantes allocutions ont été prononcées, notamment par le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, M. Mohamed Abdoulkader Moussa Helem, ainsi que par le Sultan Ali Mirah Ahmed Ali Mirah.
Enfin, la cérémonie s’est conclue par un cours magistral de vulgarisation anthropologique, destiné à sensibiliser à la profondeur historique et sociale du Madqa. Des sages et notables y ont présenté une bibliographie de références et textes fondateurs, soulignant l’importance de la sauvegarde de ces savoirs ancestraux, et la nécessité d’une reconnaissance internationale cruciale face au délitement des mécanismes de transmission des valeurs traditionnelles, dans un monde en mutation.


